Les listes de « principes du design japonais » qui circulent sur les réseaux sociaux s'inspirent d'un travail plus ancien : celui du philosophe Hisamatsu Shin'ichi, qui a décrit dans Le Zen et les beaux-arts (1957) sept caractéristiques propres à l'art zen. La version la plus répandue aujourd'hui remplace l'une d'elles, kokō (l'austérité, la maturité dépouillée), par shibui, plus parlant pour un public occidental. Peu importe la liste exacte : ces notions ne sont pas des règles à appliquer une à une, mais des qualités qui se renforcent mutuellement.
Elles ont façonné la maison traditionnelle, le jardin sec, la cérémonie du thé ou l'affiche japonaise du XXe siècle. Elles parlent tout autant à une entreprise qui veut une communication lisible, mémorable et durable.